Historique

Les origines de l'aérodrome de Jonzac Neulles remontent à 1939, lorsque l'armée française a su trouver dans la plaine de la Grandveau, cent cinquante hectares utilisables dans une situation unique au dégagement immense, qui ne se trouve que sur un nombre infime d'aérodromes même à grand trafic. 

Le 17 juin 1940, le groupe de reconnaissance 2/33, dont l'insigne est La Hache, quitte la base aérienne de la Martinerie à l'est de Châteauroux. Equipé de bimoteurs Bloch 174, ce groupe dont fait partie Antoine de Saint Exupéry rejoint ensuite le terrain de Jonzac Neulles.

Pendant la période d'occupation, les forces ennemies utilisent ce terrain comme champ de tir, avec, comme munitions, des bombes en ciment.

A la fin de la guerre, sous l'impulsion de monsieur Pussot, commissaire à l'Aéroclub de France, naîtra l'Aéroclub Jonzacais. L'instigateur en sera le premier président et Raoul Dagnaud sera le secrétaire avant de devenir moniteur dès 1950 et jusqu'en 1973. Viendront s'adjoindre dès 1946, messieurs Canolle, Hertzog, Léger, Marbœuf, Imbert, Pariés, Ravet, Seguin...

Le premier travail de cette équipe consiste à évacuer les bombes en ciment et à niveler la première piste. 


Le premier avion est un Stampe prêté par l'Etat.




Le 31 décembre 1949, 80 hectares sont abandonnés par l'armée, pris en charge par le service des bases aériennes au ministère des Ponts et Chaussées, pour être remis à la disposition de leurs propriétaires. Des études réfléchies sont effectuées au ministère des Travaux publics, des Transports et du Tourisme, en vue d'une délimitation définitive de l'aérodrome de Jonzac-Neulles, lequel sera classé en catégorie II, en attendant la délimitation exacte du système de deux bandes d'envol, nord-ouest/sud-est, l'autre nord-est/sud-ouest, d'une longueur approximative de 600 mètres chacune et d'une largeur de 100 mètres. Le ministère consent provisoirement à conserver à ces dispositions un carré d'environ 900 mètres de côté où les deux bandes en question viennent s'inscrire selon les emplacements correspondant le mieux aux possibilités d'acquisition. Suite aux propositions de Raymond Ravet, après un rapport précis et des négociations entreprises avec certains propriétaires de l'emprise concernée, le Conseil municipal de Jonzac se réunit le 12 juillet 1950 en vue du projet d'acquisition des terrains nécessaires à l'implantation de l'aérodrome de Jonzac, projet déclaré d'intérêt public. Tous pouvoirs sont donnés au maire, Monsieur Gautret, pour poursuivre l'achat des zones délimitées par la Direction des Bases aériennes. Quelques années plus tard, en 1959, dans le même esprit, la piste nord-ouest/sud-est est reportée de quelques centaines de mètres au nord, pour devenir la 14/32 actuelle, puis pro-longée de 700 à 1 370 mètres à la fin des années soixante-dix. En 1980, pour compléter cette plate-forme, vient en parallèle de cette piste principale et d'égale longueur, une piste balisée, apte au vol de nuit et ouverte à la circulation aérienne publique. En 2012, la piste 14/32 est à nouveau modifié pour n'en faire plus qu'une seule, équipée d'un nouveau balisage nocturne et d'un système d'aide à l'atterrissage de jour comme de nuit dit "PAPI" sur la piste "32" (ces travaux ont été en grande partie financés par l'aeroclub jonzacais avec des aides de la régions et du département ). 

Quelques anciennes machines du club...